Le Maroc demeure attaché au processus de négociations sur le Sahara mais reste totalement intransigeant quant à la défense de son intégrité territoriale.
Aussi, dans ce contexte, S.M. le Roi Mohammed VI a choisi la voie de négociation sans recourir aux moyens extrêmes, étant donné les relations de voisinage avec l’Algérie, les liens unissant les deux peuples et la nécessité de préserver l’avenir. Il faut bien admettre que la temporisation est une vieille tradition de la diplomatie alaouite. Le temps, en effet, est un facteur de solutions surtout pour les problèmes territoriaux qui ont attendu des années.
Dès lors, toute violence s’avère inutile quand on sait que le temps travaille et l’Histoire avait donné raison à cette politique. Pour ce faire, dans un élan de bonne volonté et dans un souci de totale transparence, le Maroc a proposé une solution historique et de compromis qui permet d’avoir une issue de ni vainqueur ni vaincu afin que soit résolu définitivement ce conflit factice dans le respect de la légalité internationale tout en pMalheureusement, les algéropolisariens restent prisonniers d’une logique de solutions désuètes dont la communauté internationale a constaté l’inapplicabilité. Ils ont oublié que James Baker (ex-envoyé spécial du secrétaire général des Nations unies) a claqué la porte en emportant son plan avec lui.
Ils ont oublié également que le 16 octobre 1975, l’avis de la Cour internationale de justice est tombé ne laissant aucun équivoque et reconnaissant qu’il y avait des liens d’allégeance entre le Royaume du Maroc et les habitants du Sahara. Fort de cette constatation, les négociations s’engagèrent immédiatement avec Madrid qui donnèrent lieu au traité tripartite ratifié lui-même, par les Nations unies.
Aujourd’hui, les algéropolisariens veulent rééditer l’Histoire à leur façon.
Dans ce cadre, une question se pose avec acuité : le Conseil de sécurité va-t-il céder à la pression algérienne dans la conduite des négociations qu’il a initiées ?
La réponse ne peut être que négative car jamais dans l’Histoire de l’humanité un trublion de mercenaires à la solde de pays tiers n’a pu dicter ses lois aux Nations unies.
D’ailleurs, la diplomatie de palace algérienne qui s’est instaurée depuis belle lurette à travers différentes capitales ne détient nullement le monopole de décision à l’ONU. Alger a toujours cru qu’avec un excès de diplomatie, elle bernera la communauté internationale alors que son rejeton, le polisario, se sent pour l’heure sur une pente, en train de glisser vers on ne sait quel abîme. Et si un manteau de silence enveloppe la période de réflexion onusienne, l’éventualité d’une épreuve de force entre les parties prenantes est à écarter.
Celle-ci mettra dans une situation vraiment inconfortable l’Algérie sur le plan de la légalité internationale étant donné que c’est Alger qui soutient logistiquement, financièrement et militairement le polisario. Pour l’Onu, il s’agit de trouver une nouvelle orientation, une nouvelle logique à même de sauvegarder le choix de ses décisions irrévocables.
Et aucune nation n’a ni le droit ni le pouvoir de modifier les résolutions du Conseil de sécurité, ce qui l’écartera tout simplement du concert des Nations.
Respectueux des droits de l’Homme et fidèle à la Charte des Nations unies, le Maroc poursuit son offensive de paix.
L’heure est grave car elle donne à l’Algérie l’impression que la coalition de la communauté internationale se reforme autour d’elle après qu’elle ait dénoué les mille jeux machiavéliques des Hauteurs d’Alger.
C’est la triste réalité puisque le Neutralon ne neutralise plus les effets de la gaze.




