Des organisations non gouvernementales britanniques, actives dans le domaine de la défense des droits de l’Homme, ont appelé vendredi à une action internationale urgente pour mettre fin aux violations continues des droits de l’Homme dans les camps de Tindouf (sud-ouest de l’Algérie).

Ces activistes britanniques, à l’instar de M. Sydney Assor, Président du Three-Faith Forum, ont souligné l’importance de la visite effectuée par la délégation des victimes du polisario pour informer le gouvernement britannique, les ONG et, à travers elles, l’opinion publique de la réalité de la situation telle qu’elle prévaut dans les camps de Tindouf, où femmes, enfants et hommes, jeunes et moins jeunes, sont soumis aux pires violations par les dirigeants du polisario.
M. Assor s’est dit scandalisé par l’impunité dont jouit les tortionnaires polisariens, qui continuent, a-t-il dit, de sévir contre la population séquestrée avec la bénédiction des autorités algériennes.
Ces autorités, a-t-il souligné, assument l’entière responsabilité de cette situation déplorable pour la simple raison que les camps de Tindouf se trouvent sur leur territoire.
La visite de la délégation des victimes du polisario est très opportune d’autant plus qu’elle contribuera à dévoiler les mensonges véhiculés par certains milieux britanniques à la solde des ennemis de l’intégrité territoriale du Maroc, qui tentent de mettre en place un soi-disant groupe de soutien aux thèse fallacieuses des séparatistes en Grande-Bretagne.
De son coté, Lord Francis Newall, Président du Comité international pour les Prisonniers de Tindouf, a souligné que les traces de torture que les victimes des sévices infligés par le polisario portent toujours sur leurs corps sont un témoignage plus qu’éloquent de la cruauté des dirigeants du polisario.
Ces tortionnaires doivent répondre de leurs actes pour que justice soit rendue à ces victimes, a-t-il dit, relevant l’important rôle que la société civile peut jouer pour faire connaître le calvaire des populations séquestrées dans les camps de Tindouf et l’exploitation dont elles font l’objet par le polisario.
Pour Mme Jane Standing, Présidente de l’association “”Family Protection”", il est nécessaire d’intensifier des visites en Grande-Bretagne par des victimes du polisario pour mieux informer les milieux politique, parlementaire, associatif, académique et l’opinion publique sur le calvaire quotidien des populations séquestrées.
Ce genre de visites, a-t-elle souligné, contribuera à coup sur à une prise de conscience plus forte au sujet de la situation inhumaine dans les camps de Tindouf.
Les témoignages fournis par les membres de la délégation, qui ont rencontré notamment de hauts responsables du ministère britannique des Affaires étrangères et d’Amnesty International, ne manqueront pas d’avoir un grand impact en Grande-Bretagne et d’augmenter la pression sur le polisario et ses parrains afin de les amener à cesser leurs tentatives de saboter les efforts consentis par le Maroc, en vue de parvenir à un règlement définitif du conflit crée de toutes pièces autour de son intégrité territoriale.
Même son de cloche chez Mme Tanya Warburg, Présidente de l’association “”Freedom for all”" (liberté pour tous), qui a mis l’accent sur la nécessité d’intensifier les actions, notamment de la part des ONG, afin d’expliquer à l’opinion publique en Grande-Bretagne et en Europe les dangers que posent les tentatives du polisario de faire durer le statu quo et l’instabilité dans la région dans le but de servir ses propres ambitions séparatistes révolues.
L’activiste, qui a cité dans ce sens les dangers liés aux activités des réseaux terroristes et d’immigration clandestine dans la région, a tenu à saluer “”la courageuse”" initiative d’autonomie présentée par le Maroc pour régler la question.
“”Cette initiative représente la meilleure voie à suivre pour clore un conflit qui n’a que trop duré”", a-t-elle conclu.