Maroc-Iran:Les raisons d’une rupture diplomatique
Le Maroc n’avait jamais l’intention auparavant de rompre ses relations diplomatiques avec l’Iran. Il a été contraint de le faire après la réaction virulente de Téhéran au message du Royaume à propos de son soutien au Bahreïn ainsi que l’absence d’un éclaircissement officiel quant aux expressions inopportunes adressées à l’encontre du Maroc. C’est ce qu’explique un haut responsable.

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Aujourd’hui encore, le Maroc ne trouve aucune explication aux raisons qui ont poussé l’Iran à choisir seulement le Royaume alors que bon nombre de pays ont exprimé la même position.
L’interrogation demeure encore en suspens même si le chargé d’affaires marocain a été convoqué temporairement pour donner l’occasion aux responsables iraniens de présenter une réponse satisfaisante qui aurait pu éviter le recours à l’ultime solution, à savoir la rupture diplomatique.
Les Marocains ont été surpris par la politique de « la sourde oreille » de la part d’un partenaire stratégique. Rien qu’en juillet dernier, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération Taïeb Fassi Fihri avait rendu visite à Téhéran et les relations semblaient être au beau fixe. Les échanges commerciaux sont d’un milliard de dirhams, largement en faveur des Iraniens.
A l’heure actuelle, il n’existe que de simples hypothèses pour expliquer la situation. L’Iran a-t-elle cru que le Maroc ne réagirait pas en raison de la question du Sahara ? C’est l’une des explications avancées. Mais, la cause nationale n’a jamais représenté une faiblesse pour notre pays qui a présenté à la communauté internationale une solution objective et sérieuse, signale notre source.
On pourrait aussi penser à la situation du Maroc en tant que pays sunnite malikite qui tient à préserver son identité et sa particularité. Il est connu que l’Iran cherche à élargir le chiisme dans plusieurs pays dont le Maroc. Et ce n’est pas un secret pour les autorités marocaines qui sont conscientes que depuis 2004, la diplomatie iranienne essaie d’agir dans ce sens à travers ses centres culturels et ses différents bureaux.
Par Jihane Gattioui | LE MATIN
